Vous avez déjà reçu un SMS de « colis en attente », un appel de votre « banque », ou vu une histoire d’amour un peu trop belle sur les réseaux sociaux ? Cette page est faite pour vous aider à voir clair, en cinq minutes.
Prévention numérique · Centre Socioculturel de Tournon-sur-Rhône
Ce message,
vous en faites quoi ?
Deux minutes pour apprendre à repérer une arnaque. Et savoir quoi faire si c’est déjà arrivé.
Vous attendiez justement un colis.
Les trois questions qui suffisent
Presque toutes les arnaques passent ce test. Posez-les avant de cliquer, de répondre ou de payer.
- Est-ce qu’on me presse ? L’urgence sert à vous empêcher de réfléchir. Un organisme légitime ne vous met jamais un chronomètre sous le nez.
- Est-ce qu’on me demande quelque chose que je n’aurais jamais dû donner ? Un code reçu par SMS, un mot de passe, la main sur mon écran, un virement « de sécurité ». Personne de légitime ne demande ça.
- Est-ce que je peux vérifier autrement ? Raccrocher et rappeler le numéro officiel. Ouvrir soi-même le site. Appeler la personne concernée. C’est la seule vérification qui vaut encore quelque chose.
Arnaque ou pas ?
Sept situations réelles. Certaines sont de vraies communications. À vous de faire le tri.
Les faux profils
Toutes les arnaques ne commencent pas par un message d’alerte. Certaines commencent par une relation, et prennent des semaines.
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Le piège à commentaires
Des images fabriquées par intelligence artificielle circulent sur Facebook pour déclencher une réaction : un enfant malade, un vieux monsieur seul le jour de son anniversaire, une sculpture impossible. Commenter ne coûte rien, en apparence. En réalité, cela vous signale comme quelqu’un qui croit ce qu’il voit — et des escrocs vous contactent ensuite en privé.
Le réflexe : devant une image qui vous émeut ou vous étonne, ne commentez pas. Regardez d’abord la page qui publie. Créée il y a trois semaines, sans historique, sans lieu ? Passez votre chemin. - 2 L’arnaque sentimentale La plus longue, la plus coûteuse, et celle dont il est le plus difficile de parler. Elle a droit à sa propre section, juste en dessous.
L’arnaque sentimentale
Elle ne se joue pas en cinq minutes mais sur des mois. C’est ce qui la rend si difficile à voir de l’intérieur — et si délicate à aborder de l’extérieur.
À quoi ressemble vraiment la conversation
Échange reconstitué à partir d’un cas réel, prénoms changés. Les numéros renvoient aux signaux détaillés dessous.
Les surnoms affectueux, tout de suite
« Mon amour », « mon cœur » dès les premiers échanges et à chaque message. C’est délibéré : créer l’attachement avant même que la personne soit connue, pour accélérer la confiance.
Un obstacle à la rencontre, toujours renouvelé
Manque d’argent, papiers administratifs, mission à l’étranger, problème de visa. L’obstacle change de nature au fil des semaines, mais il ne disparaît jamais. C’est le signe le plus constant.
Un projet de rencontre très concret
Parler de billets d’avion et de dates sert à légitimer, ensuite, des demandes d’argent présentées comme de simples formalités de dernière minute.
L’argent, entretenu dans le flou
La faim, un besoin vital et immédiat, est un levier plus fort que n’importe quel argument rationnel : difficile de dire non à quelqu’un qui dit ne pas pouvoir manger ce soir. Le montant réclamé, lui, reste flou — et ne s’arrête jamais à un seul virement.
Le scénario suit presque toujours quatre temps
Ce n’est pas de l’improvisation. Ce sont des scripts rodés, souvent utilisés en parallèle sur plusieurs personnes par le même opérateur.
1. Séduction intense et rapide
Messages très fréquents, déclarations précoces, profil aux photos soignées — le plus souvent volées à une personne réelle qui n’en sait rien.
2. Isolement progressif
La relation devient centrale. L’escroc se pose en seul vrai confident, parfois en dévalorisant discrètement l’entourage.
3. La crise, qui arrive toujours
Accident, hospitalisation, colis bloqué, problème de visa. Un événement soudain empêche la rencontre et justifie la demande qui suit.
4. La demande, puis les suivantes
Une première somme, exceptionnelle et urgente. Si elle part, d’autres suivent presque toujours, avec un prétexte neuf à chaque fois.
Quelle qu’en soit la justification, et si convaincante soit-elle.
Un conseil qui ne tient plus
Pendant des années, la parade recommandée était d’exiger un appel vidéo. Ce n’est plus une preuve. Les visages truqués en temps réel existent, et sont utilisés dans ces arnaques.
Ce qui reste vrai, en revanche : la rencontre physique n’a jamais lieu. La règle utile n’est donc plus « demandez une visio », mais celle-ci — aucune somme ne part avant de s’être rencontrés en vrai. Sans exception, sans avance, sans « juste cette fois ».
En parler à un proche sans le braquer
La personne concernée croit vivre une histoire d’amour. La contredire de front provoque le plus souvent un rejet — et un repli vers l’escroc, qui devient « le seul qui la comprend, contrairement à sa famille ». C’est le piège dans lequel tombent les proches bien intentionnés.
Ne dites pas « tu es naïf »
Ces manipulations sont conçues par des équipes organisées qui ciblent des centaines de personnes. Elles touchent aussi des gens diplômés, méfiants, en position d’autorité.
Posez une question, n’accusez pas
« Vous vous êtes déjà parlé en direct ? » ouvre la discussion là où une affirmation la ferme. La réponse — souvent « pas encore » — devient un point d’appui.
Faites la recherche d’image ensemble
Une recherche d’image inversée sur une photo du profil révèle souvent qu’elle appartient à quelqu’un d’autre. Voir la preuve soi-même vaut mieux que tous les arguments.
Fixez une règle, une seule
Tant qu’il n’y a pas eu de rencontre physique, aucun envoi d’argent. Une règle simple et non négociable tient mieux qu’un débat sur la sincérité de l’autre.
Proposez d’être là pour la suite
Demandez à être prévenu avant toute nouvelle demande — sans reprendre le contrôle. La personne doit rester actrice de sa décision, sinon elle vous écartera.
Restez disponible après un refus
Si elle ne veut rien entendre aujourd’hui, le lien compte plus que d’avoir raison tout de suite. C’est vers vous qu’elle reviendra, souvent des mois plus tard.
Ces arnaques touchent tous les âges et tous les niveaux d’études. En face, ce sont des équipes qui font ça à plein temps. Il n’y a aucune honte à en être victime — et la honte est justement leur meilleure alliée, parce qu’elle empêche les gens de porter plainte.
Si de l’argent est déjà parti
- Arrêtez tout nouvel envoi, même si la situation semble « presque résolue ». C’est précisément à ce moment-là que la dernière demande tombe.
- Conservez toutes les preuves : captures des messages, reçus de virement ou de mandat, lien du profil, photos utilisées.
- Contactez votre banque pour signaler la fraude et vérifier si un virement récent peut encore être bloqué ou contesté.
- Déposez plainte en gendarmerie ou au commissariat, ou en ligne via THÉSÉE (service-public.gouv.fr), la plateforme dédiée aux escroqueries sur internet.
- Faites-vous conseiller : Info Escroqueries au 0 805 805 817, service gratuit du ministère de l’Intérieur, ou le diagnostic en ligne de 17cyber.gouv.fr.
Payer en ligne
Deux règles règlent la grande majorité des cas.
Quatre informations, jamais plus
Pour encaisser un paiement, un site n’a besoin que de ça :
- le numéro de la carte
- la date de validité
- le cryptogramme à trois chiffres au dos
- le nom du titulaire
Tout le reste n’a rien à faire sur une page de paiement : votre date de naissance, votre numéro de sécurité sociale, une photo de votre pièce d’identité, et surtout vos identifiants de connexion à la banque.
Et les faux gains
« Vous avez gagné. Il ne reste que les frais de livraison à régler. » « Votre lot vous attend, il faut payer les frais de mandat. » Un gain qui vous coûte quelque chose n’est pas un gain : c’est une vente, et vous n’aurez rien en retour.
Les fausses boutiques montées par intelligence artificielle
C’est la nouveauté qui change l’échelle du problème. Une boutique en ligne complète se fabrique aujourd’hui en quelques clics : logo crédible, fiches produits soignées, avis clients inventés, et même un chatbot « service client » qui répond aimablement à vos questions et vous rassure. Le tout imitant une vraie marque.
Ce qu’il faut regarder avant de commander :
- L’ancienneté du site. Un site créé il y a trois semaines qui brade des produits high-tech n’est pas une bonne affaire.
- Les mentions légales. Pas d’adresse physique, pas de numéro SIRET, pas de conditions de vente ? Passez votre chemin.
- Les avis trop parfaits. Cent avis cinq étoiles publiés la même semaine, tous bien écrits, aucun mitigé : c’est le signe d’une fabrication.
- Le chatbot ne prouve rien. Un assistant qui vous répond poliment n’est pas un service client. Cherchez un numéro de téléphone, une adresse, un humain.
Et le réflexe qui règle beaucoup de cas : tapez le nom du site dans un moteur de recherche, suivi du mot « avis » ou « arnaque ». Si d’autres se sont fait avoir, ça se voit.
Ça vient de m’arriver
Respirez. Vous n’êtes ni le premier, ni bête, ni responsable. Ce qui compte maintenant, c’est la vitesse. Trouvez votre situation.
J’ai fait un virement ou donné mes coordonnées bancaires
- Appelez votre banque immédiatement, sur le numéro figurant au dos de votre carte. Demandez l’opposition et le blocage des opérations en cours. C’est la seule chose vraiment urgente.
- Notez l’heure de votre appel et le nom de votre interlocuteur.
- Faites opposition sur la carte si elle est concernée, puis signalez sur Perceval (via service-public.gouv.fr).
- Déposez plainte. Un remboursement est prévu par la réglementation en cas de paiement non autorisé signalé sans tarder ; si la banque refuse, contestez auprès du service réclamations puis du médiateur bancaire, gratuitement.
J’ai saisi mon mot de passe sur un site douteux
- Changez ce mot de passe tout de suite, en commençant par votre messagerie.
- Changez-le aussi partout où vous l’aviez réutilisé. C’est là que se fait le vrai dégât.
- Activez la double authentification sur ces comptes.
- Dans votre boîte mail, vérifiez trois choses : les appareils connectés, l’adresse de secours, et les règles de transfert automatique. Un intrus les modifie pour garder la main.
J’ai laissé quelqu’un prendre la main sur mon ordinateur
- Coupez internet : débranchez le câble ou désactivez le Wi-Fi.
- Désinstallez le logiciel de prise en main à distance qu’on vous a fait installer.
- Changez vos mots de passe depuis un autre appareil, jamais depuis celui-là.
- Surveillez vos comptes bancaires les jours suivants.
Mon compte Facebook, Instagram ou WhatsApp a été piraté
- Utilisez la procédure de récupération du service, depuis l’application officielle.
- Une fois repris : déconnectez toutes les sessions actives et activez la double authentification.
- Prévenez vos proches : votre compte a probablement servi à leur demander de l’argent.
Je ne sais pas trop ce qui m’arrive
C’est exactement le cas prévu par 17Cyber. Un service public gratuit, ouvert jour et nuit, monté par la Gendarmerie, la Police nationale et Cybermalveillance.gouv.fr.
Vous répondez à quelques questions simples, le service identifie votre situation et vous dit quoi faire, étape par étape.
Dans tous les cas : conservez les preuves — captures d’écran, SMS, mails non supprimés, numéros, dates et heures.
L’été 2026 : le fisc piraté
Beaucoup de personnes sont concernées, et la confusion est grande. Voilà l’essentiel.
Ce qui s’est passé
Entre juin et août 2026, un attaquant a volé des données à la Direction générale des Finances publiques, en usurpant les identifiants d’un agent et d’un tiers habilité. Environ 678 000 particuliers et professionnels sont concernés, dont un peu plus de 350 000 particuliers. Les personnes touchées sont informées individuellement depuis le 17 août.
Le vrai risque
Un escroc qui connaît votre revenu fiscal de référence, votre nombre de parts et vos derniers échanges avec le fisc devient extrêmement crédible au téléphone. Attendez-vous, dans les mois qui viennent, à de faux remboursements d’impôt, de fausses régularisations urgentes, et au grand classique de l’après-fuite : le faux « service anti-fraude » qui vous appelle justement parce que vos données ont fuité.
Reconnaître le vrai message
- Il vient d’une adresse en @dgfip.finances.gouv.fr
- Il ne contient aucun lien cliquable vers votre espace
- Il ne demande aucune information confidentielle
L’administration fiscale ne demande jamais d’informations confidentielles par courriel, SMS ou téléphone. Pour toute question : 0 809 401 401 (non surtaxé).
Le coup de fil qui coûte le plus cher
C’est la fraude qui progresse le plus vite en France, et celle qui vide réellement les comptes. Elle ne passe pas par votre ordinateur.
Il connaît votre nom. Parfois vos dernières opérations. Le numéro affiché est le bon. Tout semble tenir.
Sauf qu’en validant, vous ne bloquez rien : vous autorisez le virement. Chaque notification que vous confirmez signe une opération, ajoute un bénéficiaire, ou débloque un paiement.
Aucune banque ne vous demandera jamais par téléphone un code reçu par SMS, un mot de passe, la validation d’une notification, ou un virement « de mise en sécurité ». Jamais, quel que soit le motif invoqué.
Le seul réflexe qui marche
Raccrochez, puis rappelez vous-même le numéro au dos de votre carte — jamais celui qui s’est affiché, jamais celui qu’on vous donne. Un numéro affiché se falsifie : ce n’est pas une preuve d’identité.
Le même réflexe vaut pour un proche en détresse : on rappelle sur son numéro habituel, celui qu’on a déjà dans ses contacts. Pas sur le numéro qui vient d’appeler ou d’écrire.
Si l’appel était légitime, personne ne vous en voudra d’avoir rappelé. Si c’était un escroc, il aura déjà raccroché.
Deux règles ont changé cette année
Elles jouent en votre faveur. Encore faut-il le savoir.
Depuis le 11 août 2026 : plus de démarchage sans votre accord
Le démarchage téléphonique commercial est désormais interdit sans votre consentement préalable, dans tous les secteurs. C’est l’inverse d’avant : le silence vaut refus, et Bloctel est supprimé — vous n’avez plus à vous inscrire nulle part.
Il est même interdit de vous appeler pour vous demander votre accord au démarchage.
En clair : un appel commercial non sollicité est aujourd’hui soit illégal, soit frauduleux. Vous n’avez plus aucune raison de vous sentir impoli en raccrochant.
Depuis le 1er janvier 2026 : « numéro masqué » a changé de sens
Les opérateurs doivent maintenant afficher « numéro masqué » pour tout appel venant de l’étranger avec un numéro mobile français qui n’a pas pu être authentifié.
Ce n’est pas une preuve de fraude, mais c’est devenu un bon motif de prudence.
Et si c’est votre numéro qui est usurpé — des inconnus vous rappellent en vous accusant de les avoir appelés — vous n’y êtes pour rien et vous ne pouvez pas l’empêcher. Vous pouvez le signaler sur « J’alerte l’Arcep ».
Ce qui ne marche plus
Quatre repères qu’on nous a appris pendant vingt ans, et qui sont morts en 2026.
- ✕ « Il y a un cadenas, le site est sûr » C’est le repère le plus dangereux, parce qu’il rassure à tort. Le cadenas et le « https » sont gratuits et automatiques : la quasi-totalité des faux sites en ont un. Ce qu’il faut regarder, c’est le nom du site dans la barre d’adresse.
- ✕ « Un message avec des fautes, c’est une arnaque » Les fautes ont disparu. Les messages sont écrits dans un français impeccable et personnalisés avec vos vraies données.
- ✕ « J’ai reconnu sa voix » Quelques secondes d’enregistrement suffisent à cloner une voix. Le scénario type : un appel paniqué de votre enfant ou petit-enfant, « j’ai eu un accident », « ne dis rien à maman ».
- ✕ « Je l’ai vu en vidéo » Les vidéos truquées en temps réel existent. Aucune personnalité ne vous recommande jamais un placement financier : c’est toujours un faux.
Ce qui aide encore, pour l’instant
Quelques détails trahissent souvent une image ou une vidéo fabriquée :
- Les mains, les oreilles et les dents — les doigts en trop, une oreille asymétrique, un alignement de dents trop régulier.
- Une vidéo trop lisse, une peau sans défaut, un regard qui ne cligne presque jamais.
- Un arrière-plan qui ne tient pas : du texte illisible sur une enseigne, une ombre qui part du mauvais côté.
Mais soyez prudent avec ces indices : ils s’effacent vite. Les mains ratées, qui étaient le grand signe de reconnaissance il y a deux ans, ont largement disparu. Ne construisez pas votre confiance là-dessus.
Choisissez ensemble un mot ou une question dont seuls vos proches connaissent la réponse. En cas d’appel en urgence, posez-la. Une intelligence artificielle clone une voix, pas les souvenirs partagés. C’est gratuit, ça prend deux minutes, et ça marche.
Votre kit de départ
Neuf gestes. Ils couvrent la très grande majorité du risque. Cochez au fur et à mesure.
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En savoir plus
C’est le geste le plus rentable de la liste. Votre boîte mail est le trousseau de clés de tout le reste : c’est par elle que se réinitialisent les autres mots de passe.
Gmail — allez sur myaccount.google.com, rubrique Sécurité, puis « Validation en deux étapes ». Laissez-vous guider.
Outlook, Hotmail, Live — account.microsoft.com, rubrique Sécurité, puis « Options de sécurité avancées », puis « Vérification en deux étapes ».
Yahoo — Paramètres du compte, puis Sécurité du compte, puis « Vérification en deux étapes ».
Orange, SFR, Free, La Poste — dans votre espace client, rubrique « Sécurité » ou « Mon compte ». Si vous ne trouvez pas, cherchez le nom de votre fournisseur suivi de « double authentification ».
Si on vous laisse le choix du moyen, préférez une application d’authentification au code par SMS. Et quand des codes de secours vous sont proposés, imprimez-les : rangez-les chez vous, surtout pas dans la boîte mail qu’ils servent à débloquer.
Comptez dix minutes, une seule fois.
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En savoir plus
En France, votre banque impose déjà une validation pour les paiements en ligne. La question n’est donc pas de l’activer, mais de savoir par quel moyen elle arrive.
Le mieux : la validation dans l’application de votre banque, avec un code ou votre empreinte. Selon les établissements, ça s’appelle Clé digitale, Sécur’Pass, Certicode, Pass Sécurité…
Le moins bon : le code par SMS, vulnérable au détournement de carte SIM. Si votre banque propose l’application, basculez dessus.
Installez l’application depuis l’App Store ou le Play Store uniquement, jamais depuis un lien reçu par message ou par mail.
Profitez-en pour deux réglages utiles, souvent dans « Gérer ma carte » : ajuster vos plafonds de paiement, et bloquer les paiements à l’étranger si vous n’en avez pas l’usage. Deux clics pour les réactiver avant un voyage.
Vous ne trouvez pas ? Appelez votre conseiller, c’est exactement son métier.
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En savoir plus
Bonne nouvelle : il n’y a rien à activer. Depuis juin 2025, la double authentification est automatique sur impots.gouv.fr. Après votre numéro fiscal et votre mot de passe, un code à six chiffres arrive dans votre boîte mail.
Retenez l’expéditeur légitime : otp@authentification.impots.gouv.fr. C’est aussi votre repère pour reconnaître les faux.
Ce qui est utile à faire, en revanche. Depuis janvier 2026, vous pouvez enregistrer une seconde adresse e-mail de secours et valider votre numéro de portable : espace particulier, rubrique « Mon profil ». Vous éviterez d’être bloqué le jour où vous perdez l’accès à votre boîte principale — typiquement en changeant de fournisseur d’accès.
Vérifiez au passage que l’adresse enregistrée est bien la bonne et que vous y avez encore accès. Beaucoup de gens ont une vieille adresse orange.fr ou wanadoo.fr qu’ils ne consultent plus.
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Trois comptes en priorité absolue : messagerie, banque, impôts. Ce sont eux qui ouvrent tout le reste.
Un bon mot de passe aujourd’hui est long, pas compliqué. Les recommandations ont changé : c’est la longueur qui compte. Quatre ou cinq mots sans rapport entre eux font l’affaire —
girafe-parapluie-bitume-caféest à la fois plus solide et plus facile à retenir queXk7#p2!q. Douze caractères minimum, quinze c’est mieux.Ce qu’il faut éviter : un prénom, une date de naissance, le nom de l’animal, un mot du dictionnaire seul, et surtout le même mot de passe avec un chiffre qui change (Motdepasse2025, puis Motdepasse2026…).
Et non, il n’est plus recommandé de changer ses mots de passe régulièrement par précaution : ça pousse justement à ces variantes prévisibles. On les change quand il y a une raison.
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Le principe : un seul mot de passe à retenir, le logiciel garde tous les autres et les remplit à votre place.
Si vous débutez, le plus simple est celui que vous avez déjà : le Trousseau iCloud sur iPhone, le Gestionnaire de mots de passe Google sur Android et dans Chrome. Rien à installer, rien à payer.
Si vous voulez un outil dédié : KeePass, libre et gratuit, recommandé de longue date par l’ANSSI ; ou Bitwarden, plus simple à utiliser sur plusieurs appareils, avec une version gratuite.
Le mot de passe principal doit être une phrase longue. Notez-le sur un papier rangé chez vous — c’est le seul cas où le papier est une bonne idée.
Bonus que personne ne mentionne : un gestionnaire ne remplit pas vos identifiants sur un faux site, parce que l’adresse ne correspond pas à celle qu’il a enregistrée. Il repère le piège que votre œil n’a pas vu.
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Une mise à jour n’est pas un caprice de l’éditeur : c’est la fermeture d’une porte que les attaquants savent ouvrir.
iPhone, iPad — Réglages, puis Général, puis Mise à jour logicielle, puis « Mises à jour automatiques » : activez tout.
Android — Paramètres, puis Système, puis Mise à jour du système. Pour les applications : Play Store, votre photo en haut à droite, Paramètres, Préférences réseau, « Mise à jour automatique des applis ».
Windows — Paramètres, puis Windows Update. Laissez activé et cochez « Recevoir les mises à jour pour d’autres produits Microsoft ».
Mac — Réglages Système, puis Général, puis Mise à jour de logiciels, puis « Mises à jour automatiques ».
Pensez aussi à redémarrer votre box internet de temps en temps : c’est souvent à ce moment qu’elle installe ses correctifs.
Le point à connaître : un appareil qui ne reçoit plus aucune mise à jour devient progressivement une passoire. C’est un vrai critère pour le remplacer, plus important que la vitesse ou l’appareil photo.
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La règle tient en une phrase : une copie sur un support qui n’est pas branché en permanence.
Un disque dur externe ou une grosse clé USB suffit. Vous copiez vos dossiers importants, vous débranchez, vous rangez dans un tiroir.
Pourquoi débrancher ? Un rançongiciel chiffre tout ce qui est connecté à la machine, disque externe compris. Un disque dans un tiroir est hors d’atteinte. C’est toute la différence.
Et le cloud ? iCloud, Google Photos, OneDrive sont pratiques et utiles, mais ce ne sont pas tout à fait des sauvegardes : si vous supprimez un fichier par erreur, la suppression se synchronise partout. L’idéal est d’avoir les deux.
À quelle fréquence ? Une fois par mois convient à la plupart des gens. Mettez-vous un rappel récurrent, sinon ça ne se fera jamais.
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C’est la parade contre les voix clonées, et c’est probablement le geste le plus utile de cette liste pour les familles.
Comment le choisir. À l’oral, tous ensemble : un mot ou une question dont la réponse n’est connue que de vous. Le nom du chien de mamie, le plat qu’on mange toujours à Noël, le surnom du voisin d’en face.
Ce qu’il ne faut pas choisir : une information qui figure sur Facebook, une date d’anniversaire, le prénom d’un petit-enfant. Tout ce qu’un inconnu peut trouver en cinq minutes.
Où l’écrire : nulle part. Il se transmet de vive voix, il ne s’envoie pas par message.
Comment l’utiliser : à tout appel qui réclame de l’argent ou une action urgente, posez la question. Une intelligence artificielle clone une voix, pas les souvenirs partagés. Un escroc raccrochera.
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Geste minuscule, effet considérable.
Prenez votre carte bancaire et retournez-la : le numéro à appeler y figure. Enregistrez-le dans vos contacts sous un nom que vous trouverez en panique — « BANQUE urgence », par exemple, pour qu’il remonte en haut de la liste.
Pourquoi ça change tout. Le jour où quelqu’un vous appelle en se présentant comme votre banque, la bonne réaction est de raccrocher et de rappeler vous-même. Encore faut-il avoir le bon numéro sous la main, tout de suite, sans le chercher et sans hésiter. C’est précisément ce moment d’hésitation que l’escroc exploite.
Ajoutez aussi le 0 892 705 705, serveur interbancaire d’opposition carte bancaire, joignable jour et nuit (appel payant). Utile si vous ne joignez pas votre banque.
Les bons numéros
À garder sous la main. Sur mobile, appuyez pour appeler ou ouvrir.
- Urgence, danger immédiat17 · 112
- Victime, besoin d’aide, diagnostic gratuit 24 h/2417cyber.gouv.fr
- SMS ou appel frauduleux : transférez le message au33700
- Cyberharcèlement d’un mineur, gratuit3018
- Questions sur le vol de données fiscales, non surtaxé0 809 401 401
- Fiches pratiques et conseilscybermalveillance.gouv.fr
- Signaler un site ou un contenu illicite — PHAROSinternet-signalement.gouv.fr
- Faux site marchand, litige commercialsignal.conso.gouv.fr
Testez-vous avec un petit quiz, repérez les nouveaux pièges (voix clonées par IA, faux sites, fausses boutiques), et surtout : si ça vous est déjà arrivé, trouvez tout de suite quoi faire et qui appeler — sans jugement, sans jargon.
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